sujet, objet (abjet)

octobre 25, 2009

Qu’apprend-on aujourd’hui dans les facultés de psychologie?

Par Umberto Gallimberti, professeur à l’Université de Venise. Publié dans LaReppublica du 4 janvier 2000. trad. fr.:  A. Mary. (Texte original)

Chers étudiants de l’âme,

Certains savoirs, qui sait pourquoi, tendent à être mis de côté, tenus cachés avec soin, peu enseignés ou en tout cas de moins en moins, à la différence d’autres savoirs dont le rapport avec l’objet reste encore à démontrer, de même qu’est encore à démontrer leur validité scientifique. Je parle des sciences psychologiques et des sciences psychiatriques qui sont toujours plus attestées sur le versant biologico-naturaliste et toujours moins sur le versant proprement humain, même si l’homme continue d’être l’objet spécifique de leur compétence. (Lire la suite…)

Che cosa si studia oggi nelle facoltà di psicologia?

di Umberto Gallimberti, LaReppublica, 4 Gennaio 2000.

Cari studenti dell’anima,

Ci sono alcuni saperi che, chissà perché, tendono ad essere emarginati, tenuti accuratamente nascosti, non insegnati e in ogni caso non incrementati, a differenza di altri la cui attinenza con l’oggetto è tutta da dimostrare, così come è da dimostrare la loro validità scientifica. Sto parlando delle scienze psicologiche e di quelle psichiatriche che vanno sempre più attestandosi sul versante biologico-naturalistico e sempre meno sul versante propriamente umano, anche se l’uomo continua ad essere l’oggetto specifico della loro competenza. (Lire la suite…)

octobre 7, 2008

Le DSM est-il “athéorique” ? d’une post-idéologie perverse

J’ai encore récemment entendu de la bouche d’un psychiatre – quoiqu’il aurait pu s’agir aussi bien d’un psychologue – l’affirmation selon laquelle le DSM serait athéorique. Qu’en est-il ?

L’ouvrage se veut en effet une nosographie précise, scientifique, basée sur des études statistiques et serait donc capable d’un repérage diagnostic distinct des troubles mentaux. S’il présente effectivement un aspect athéorique qui tient lieu d’argument de vente (le DSM étant de ce fait utilisable par tous les professionnels quelque soit leur orientation), on notera que malgré tout une conception biologique de la psychopathologie domine et que le behaviourisme s’impose majoritairement. De façon assez secondaire, nous relevons également que la conception en terme de structure et son corollaire, la partition en névrose, psychose et perversion, sont totalement absents de la classification.

Nonobstant ces quelques aspects qui tiennent lieu de traces idéologiques (de l’ordre de lapsus ?), on se propose d’accepter l’affirmation selon laquelle le DSM-IV serait athéorique. (Lire la suite…)

octobre 5, 2008

Amendement Accoyer : Quel psychothérapeute ?

Le débat autour du titre de psychothérapeute doit être abordé. Qui est le psychothérapeute ?

L’Amendement Accoyer, à l’origine d’une polémique significative, entend répondre à un vide juridique quant à la reglementation de la psychothérapie en France (l’enjeu étant principalement d’éviter les dérives sectaireset abus  courants dans ce champ)

« Art L 3231 : Les psychothérapies constituent des outils thérapeutiques utilisés dans le traitement des troubles mentaux.

Les différentes catégories de psychothérapies sont fixées par décret du ministre chargé de la santé. Leur mise en œuvre ne peut relever que de médecins psychiatres ou de médecins et psychologues ayant les qualifications professionnelles requises fixées par ce même décret. L’agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé apporte son concours à l’élaboration de ces conditions. (Lire la suite…)

septembre 1, 2008

une demande problématique : l’évaluation de la “sujétion psychologique”

En parcourant la littérature qui couvre le thème de la sujétion psychologique en contexte sectaire, il apparaît que l’évaluation de cette sujétion est problématique. On relève que cette question fait l’objet d’une réflexion complexe de la part des chercheurs en psychologie dans le but d’intégrer un nouvel item à la prochaine édition du DSM (« cult and ritual abuse »). En France, exprimée dans la loi dite About-Picard du 12 juin 2001 qui sanctionne l’« abus frauduleux de l’état d’ignorance et de faiblesse d’une personne en état de sujétion physique et psychologique », cette notion mérite d’être examinée en profondeur. En effet, le psychologue-expert est appelé à évaluer l’état de sujétion psychologique, évaluation qui trouvera ses effets dans le jugement rendu. Cette loi est perçue en France, rappelons-le, comme le premier instrument juridique au service d’une « lutte contre le sectarisme ».

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