sujet, objet (abjet)

décembre 4, 2009

la lathouse : étalon de la Vérité-Une

Classé dans : Art et psychanalyse, Epistémè psychanalytique, Sectes et religions, francais — Gomboc Artur @ 10:22

En proposant le concept de lathouse dans sa leçon du 20 mai 1970[1], Lacan semble introduire un élément nouveau dans son enseignement auquel il ne donnera plus grande importance par la suite[2]. Voyons rapidement la genèse de ce concept (Lire la suite…)

décembre 2, 2009

quelques considérations sur « lalangue » (Lacan)

Classé dans : francais — Gomboc Artur @ 8:23

Personne ne parle lalangue, tout au plus, la rebâtit-on nostalgiquement. Lalangue est ce qui pré-existe au sujet et dans laquelle il naît comme sujet – sa naissance est corrélative d’une entaille dans lalangue, effet de la fonction phallique. Dans le langage, lalangue persiste sous forme rémanente, comme les traces mnésiques que le rêveur collecte à son réveil. Introduire le sujet-de-lalangue (c’est-à-dire, le sujet aux prises avec lalangue) à la dimension du symptôme, c’est réveiller le langage (inviter donc le sujet à une pratique du dire) et repousser (refouler ?) lalangue en son lieu, à savoir, au lieu mythique du roman familial. Que lalangue soit réminiscence étrange (Un-heimlich) ! – car il faut avoir oublié pour pouvoir se souvenir. (Lire la suite…)

novembre 30, 2009

La mort de l’Analyste

Classé dans : francais — Gomboc Artur @ 8:28

L’Analyste s’adjoint l’aide de celui qu’au jeu de bridge on nomme le mort (Lacan). J’avais souvent à l’esprit cette image de la rencontre psychanalytique pendant mes séances d’analyse. Le psychanalyste est mortel, nous le savons sans trop y croire. (Lire la suite…)

novembre 15, 2009

la sublimation, généalogie d’un concept et son traitement par le discours capitaliste

Classé dans : Art et psychanalyse, Epistémè psychanalytique, francais — Gomboc Artur @ 11:53

Nous avons souvent entendu soutenir l’exigence selon laquelle une science doit être édifiée sur des concepts fondamentaux clairs et strictement définis. En réalité, aucune science, pas même les plus exactes, ne commence par de telles définitions.

S. FREUD, Pulsions et destins de pulsions, 1915

Je propose de mener une recherche autour du concept de sublimation. Cette investigation dans l’œuvre de Freud autour de ce concept a déjà été maintes fois menée par d’autres (et non des moindres : Lacan, Laplanche, Juranville…) et je ne saurais guère rivaliser de finesse d’analyse. En ce sens, cette tâche n’a rien de très enthousiasmant car elle me condamne à me situer entre récitation des exégèses de Freud et naïveté. Soit, je cours le risque et rejouerai l’analyse de la genèse de l’idée de sublimation – l’exercice est en tout cas formateur. (Lire la suite…)

octobre 25, 2009

Qu’apprend-on aujourd’hui dans les facultés de psychologie?

Par Umberto Gallimberti, professeur à l’Université de Venise. Publié dans LaReppublica du 4 janvier 2000. trad. fr.:  A. Mary. (Texte original)

Chers étudiants de l’âme,

Certains savoirs, qui sait pourquoi, tendent à être mis de côté, tenus cachés avec soin, peu enseignés ou en tout cas de moins en moins, à la différence d’autres savoirs dont le rapport avec l’objet reste encore à démontrer, de même qu’est encore à démontrer leur validité scientifique. Je parle des sciences psychologiques et des sciences psychiatriques qui sont toujours plus attestées sur le versant biologico-naturaliste et toujours moins sur le versant proprement humain, même si l’homme continue d’être l’objet spécifique de leur compétence. (Lire la suite…)

Lettre de Jacques Lacan à Soeur Marie de la Trinité

Classé dans : Sectes et religions, francais — Gomboc Artur @ 3:17

Lettre du 19 septembre 1950, extraite de la correspondance inédite entre Marie de Trinité et Jacques Lacan. Publiée dans Le Nouvel Ane N° 9, sept. 2008. Navarin Éditeur.

Ma chère Sœur,
Vous trouverez ci-joint le petit billet que je vous destinais hier soir avant d’avoir reçu votre lettre de ce matin. J’ai même pris soin de vous le porter moi-même avant un dîner que j’avais pour le Congrès Malheureusement, pour une raison que je n’ai pas encore élucidée, c’est « 178 rue de la Pompe » que portait la note que j’avais prise de votre adresse, et c’est pourquoi j’ai renoncé une fois parvenu à cet endroit, à poursuivre plus loin ce soir-là ma tentative de vous atteindre. Je vous joins néanmoins avec cette lettre pour que vous sachiez dans quel sentiment je faisais appel à vous : celui de ne pas vous laisser seule dans une détresse où je vous ai sentie à un moment toute perdue. (Lire la suite…)

octobre 11, 2009

Sectes et addiction: de la narcose groupale, une addiction sans substance

Classé dans : francais — Gomboc Artur @ 9:51

Pour le Réseau Addictions des Alpes-Maritimes (GT-06) - Antibes, le 8 octobre 2009.

Je vais tâcher d’articuler du mieux possible les deux questions qui font l’objet de cette soirée et de les mettre au travail. J’aborderai au passage la question du transfert dans la rencontre avec l’adepte d’une secte et je conclurai sur des considérations plus générales sur le sectarisme dans notre société. Et nous en tirerons je l’espère quelque prétexte à controverse et à débat.

L’adepte d’une secte est sous l’emprise d’un homme ou d’un groupe. Il est assujetti à un Autre dominateur qui le subjugue. Sans son gourou, ou loin de son groupe, cet homme ou cette femme est comme démuni(e), il ne parvient pas à suivre un chemin autonome. Il est pour tout dire dépendant ; et bien souvent il ne nie pas cette dépendance, qui par ailleurs, nous dit-il, le comble de joie, le rend heureux. C’est en raison de cet état de dépendance que je crois que nous pouvons parler pour les problématiques sectaires d’une addiction sans substance. (Lire la suite…)

septembre 15, 2009

Qu’est-ce qu’une recherche impliquée ?

Classé dans : Epistémè psychanalytique, francais — Gomboc Artur @ 3:36

1. Souvenons-nous : Freud opéra une rupture dans le champ du savoir et dans celui de la recherche. En mettant de côté son expertise médicale et en écoutant ses patientes, il apporta un éclairage nouveau à la pratique clinique – sans doute cette rupture indexe-t-elle l’origine de la psychanalyse. La clinique, entendue comme l’approche au cas par cas, au chevet du malade (η κλινη [klinê], le lit), met en jeu la confrontation d’un savoir préétabli (nosographique, voire taxinomique) à ce que le patient est d’exception à ce savoir. De cette confrontation plusieurs approches découlent. Les uns tenteront de taire l’exceptionnalité du patient en l’intégrant dans un système explicatif plus complexe que l’état du savoir avant l’observation clinique ; ou encore, d’effacer la singularité au moyen d’une réduction par les statistiques. (Lire la suite…)

septembre 4, 2009

L’ange et le hors-la-loi transfiguré, un western quaker

Classé dans : Art et psychanalyse, francais — Gomboc Artur @ 11:57

James Edward Grant, L’ange et le mauvais garçon [Angel and the badman / outlaw], USA, 1947. Avec John Wayne et Gail Russell.

Un western : le fameux John Wayne dans les bras d’une séduisante et gentille Quaker. On le trouve en ligne et ci-dessous.

Le Cow-Boy (« Quirt Evans »), blessé, est recueilli par une famille de Quakers. Leur fille Penelope tombe rapidement sous le charme du mauvais garçon comateux. Je n’entrerai pas trop dans les détails de l’intrigue.

Toutefois, je me permettrai une petite analyse. Le film nous présente le héros type du Far-West, sale type, aux fréquentations douteuses et surtout à la gâchette facile. L’homme est d’ailleurs pris d’angoisse s’il ne porte pas son revolver, jusque dans son lit, et pendant son sommeil. L’amour que lui voue Penelope naît d’ailleurs à cette occasion : il a besoin de son petit pistolet – qui fait de lui un homme, un vrai ! – pour retrouver le calme dans son sommeil. (Lire la suite…)

août 5, 2009

« Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire » – la scansion, un acte poétique

Classé dans : Art et psychanalyse, francais — Gomboc Artur @ 11:14

NUIT RHENANE
Guillaume Apollinaire

Mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme
Ecoutez la chanson lente d’un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu’à leurs pieds (Lire la suite…)

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