En proposant le concept de lathouse dans sa leçon du 20 mai 1970[1], Lacan semble introduire un élément nouveau dans son enseignement auquel il ne donnera plus grande importance par la suite[2]. Voyons rapidement la genèse de ce concept (Lire la suite…)
décembre 4, 2009
novembre 15, 2009
la sublimation, généalogie d’un concept et son traitement par le discours capitaliste
Nous avons souvent entendu soutenir l’exigence selon laquelle une science doit être édifiée sur des concepts fondamentaux clairs et strictement définis. En réalité, aucune science, pas même les plus exactes, ne commence par de telles définitions.
S. FREUD, Pulsions et destins de pulsions, 1915
Je propose de mener une recherche autour du concept de sublimation. Cette investigation dans l’œuvre de Freud autour de ce concept a déjà été maintes fois menée par d’autres (et non des moindres : Lacan, Laplanche, Juranville…) et je ne saurais guère rivaliser de finesse d’analyse. En ce sens, cette tâche n’a rien de très enthousiasmant car elle me condamne à me situer entre récitation des exégèses de Freud et naïveté. Soit, je cours le risque et rejouerai l’analyse de la genèse de l’idée de sublimation – l’exercice est en tout cas formateur. (Lire la suite…)
octobre 25, 2009
Qu’apprend-on aujourd’hui dans les facultés de psychologie?
Par Umberto Gallimberti, professeur à l’Université de Venise. Publié dans LaReppublica du 4 janvier 2000. trad. fr.: A. Mary. (Texte original)
Chers étudiants de l’âme,
Certains savoirs, qui sait pourquoi, tendent à être mis de côté, tenus cachés avec soin, peu enseignés ou en tout cas de moins en moins, à la différence d’autres savoirs dont le rapport avec l’objet reste encore à démontrer, de même qu’est encore à démontrer leur validité scientifique. Je parle des sciences psychologiques et des sciences psychiatriques qui sont toujours plus attestées sur le versant biologico-naturaliste et toujours moins sur le versant proprement humain, même si l’homme continue d’être l’objet spécifique de leur compétence. (Lire la suite…)
Che cosa si studia oggi nelle facoltà di psicologia?
di Umberto Gallimberti, LaReppublica, 4 Gennaio 2000.
Cari studenti dell’anima,
Ci sono alcuni saperi che, chissà perché, tendono ad essere emarginati, tenuti accuratamente nascosti, non insegnati e in ogni caso non incrementati, a differenza di altri la cui attinenza con l’oggetto è tutta da dimostrare, così come è da dimostrare la loro validità scientifica. Sto parlando delle scienze psicologiche e di quelle psichiatriche che vanno sempre più attestandosi sul versante biologico-naturalistico e sempre meno sul versante propriamente umano, anche se l’uomo continua ad essere l’oggetto specifico della loro competenza. (Lire la suite…)
septembre 15, 2009
Qu’est-ce qu’une recherche impliquée ?
1. Souvenons-nous : Freud opéra une rupture dans le champ du savoir et dans celui de la recherche. En mettant de côté son expertise médicale et en écoutant ses patientes, il apporta un éclairage nouveau à la pratique clinique – sans doute cette rupture indexe-t-elle l’origine de la psychanalyse. La clinique, entendue comme l’approche au cas par cas, au chevet du malade (η κλινη [klinê], le lit), met en jeu la confrontation d’un savoir préétabli (nosographique, voire taxinomique) à ce que le patient est d’exception à ce savoir. De cette confrontation plusieurs approches découlent. Les uns tenteront de taire l’exceptionnalité du patient en l’intégrant dans un système explicatif plus complexe que l’état du savoir avant l’observation clinique ; ou encore, d’effacer la singularité au moyen d’une réduction par les statistiques. (Lire la suite…)
octobre 10, 2008
Extensions des domaines et fantasme scientifique
L’espoir sans doute perdu de faire de la psychanalyse une science (après des considérations, réfutées)… poursuivons ! Si ce n’est pas encore clair, il me semble que la psychanalyse, ce n’est pas de la science. Tout au plus, cela peut être de l’ascience. Un Mohammed B., rigoureux mathémagicien, objectera qu’il faut définir précisément de quoi l’on parle. C’est donc l’objet de ce post : délimiter précisément la limite qui sépare la scientificité de l’ascientificité. (Lire la suite…)
octobre 9, 2008
Réfutation popperienne, Verneinung freudienne
Suite à de premières considérations épistémologiques concernant la psychanalyse, il est à présent temps de réfléchir aux rapports de la psychanalyse et de la science. Où se situe la première par rapport à la seconde ? Quel est le lieu de l’ascience (comme science de l’objet a) par rapport à la science ?
Acceptons ce qui tient lieu de critère de scientificité, à savoir la réfutabilité des énoncés et théories. Pour Karl Popper, un énoncé ou une théorie est scientifique à condition que nous soyons en mesure de proposer un énoncé qui, s’il se vérifiait, réfuterait la théorie. (Lire la suite…)
octobre 8, 2008
L’ascience psychanalytique : considérations épistémologiques
On se propose ici, non sans une certaine appréhension, de mener une défense de l’épistémie psychanalytique. Le thème prêtant particulièrement au débat, j’espère qu’il sera l’occasion de commentaires, de réflexions, d’attaques, de soutiens et d’un échange d’idées critiques, destructrices et constructrices.
La question sera ni plus ni moins celle de la scientificité de la psychanalyse. Pour mener à bien cette entreprise, il nous faudra donc impérativement – avant de convoquer la critique popperienne - nous pencher sur ce qui fait l’objet de la psychanalyse. La psychanalyse est-elle une psychologie, c’est-à-dire une science de la Psuchê, de l’âme ? C’est du moins un désir que je crois lire dans le projet métapsychologique de Freud. Pourtant, il semble bien que quelque chose échappe rapidement à la logique (j’entends ce mot littéralement comme adjectif formé sur logos). (Lire la suite…)
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