En proposant le concept de lathouse dans sa leçon du 20 mai 1970[1], Lacan semble introduire un élément nouveau dans son enseignement auquel il ne donnera plus grande importance par la suite[2]. Voyons rapidement la genèse de ce concept (Lire la suite…)
décembre 4, 2009
novembre 15, 2009
la sublimation, généalogie d’un concept et son traitement par le discours capitaliste
Nous avons souvent entendu soutenir l’exigence selon laquelle une science doit être édifiée sur des concepts fondamentaux clairs et strictement définis. En réalité, aucune science, pas même les plus exactes, ne commence par de telles définitions.
S. FREUD, Pulsions et destins de pulsions, 1915
Je propose de mener une recherche autour du concept de sublimation. Cette investigation dans l’œuvre de Freud autour de ce concept a déjà été maintes fois menée par d’autres (et non des moindres : Lacan, Laplanche, Juranville…) et je ne saurais guère rivaliser de finesse d’analyse. En ce sens, cette tâche n’a rien de très enthousiasmant car elle me condamne à me situer entre récitation des exégèses de Freud et naïveté. Soit, je cours le risque et rejouerai l’analyse de la genèse de l’idée de sublimation – l’exercice est en tout cas formateur. (Lire la suite…)
septembre 4, 2009
L’ange et le hors-la-loi transfiguré, un western quaker
James Edward Grant, L’ange et le mauvais garçon [Angel and the badman / outlaw], USA, 1947. Avec John Wayne et Gail Russell.
Un western : le fameux John Wayne dans les bras d’une séduisante et gentille Quaker. On le trouve en ligne et ci-dessous.
Le Cow-Boy (« Quirt Evans »), blessé, est recueilli par une famille de Quakers. Leur fille Penelope tombe rapidement sous le charme du mauvais garçon comateux. Je n’entrerai pas trop dans les détails de l’intrigue.
Toutefois, je me permettrai une petite analyse. Le film nous présente le héros type du Far-West, sale type, aux fréquentations douteuses et surtout à la gâchette facile. L’homme est d’ailleurs pris d’angoisse s’il ne porte pas son revolver, jusque dans son lit, et pendant son sommeil. L’amour que lui voue Penelope naît d’ailleurs à cette occasion : il a besoin de son petit pistolet – qui fait de lui un homme, un vrai ! – pour retrouver le calme dans son sommeil. (Lire la suite…)
août 5, 2009
« Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire » – la scansion, un acte poétique
NUIT RHENANE
Guillaume ApollinaireMon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme
Ecoutez la chanson lente d’un batelier
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu’à leurs pieds (Lire la suite…)
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