sujet, objet (abjet)

octobre 10, 2008

Extensions des domaines et fantasme scientifique

L’espoir sans doute perdu de faire de la psychanalyse une science (après des considérations, réfutées)… poursuivons ! Si ce n’est pas encore clair, il me semble que la psychanalyse, ce n’est pas de la science. Tout au plus, cela peut être de l’ascience. Un Mohammed B., rigoureux mathémagicien, objectera qu’il faut définir précisément de quoi l’on parle. C’est donc l’objet de ce post : délimiter précisément la limite qui sépare la scientificité de l’ascientificité. (Lire la suite…)

octobre 9, 2008

Réfutation popperienne, Verneinung freudienne

Suite à de premières considérations épistémologiques concernant la psychanalyse, il est à présent temps de réfléchir aux rapports de la psychanalyse et de la science. Où se situe la première par rapport à la seconde ? Quel est le lieu de l’ascience (comme science de l’objet a) par rapport à la science ?

Acceptons ce qui tient lieu de critère de scientificité, à savoir la réfutabilité des énoncés et théories. Pour Karl Popper, un énoncé ou une théorie est scientifique à condition que nous soyons en mesure de proposer un énoncé qui, s’il se vérifiait, réfuterait la théorie. (Lire la suite…)

octobre 8, 2008

L’ascience psychanalytique : considérations épistémologiques

On se propose ici, non sans une certaine appréhension, de mener une défense de l’épistémie psychanalytique. Le thème prêtant particulièrement au débat, j’espère qu’il sera l’occasion de commentaires, de réflexions, d’attaques, de soutiens et d’un échange d’idées critiques, destructrices et constructrices.

La question sera ni plus ni moins celle de la scientificité de la psychanalyse. Pour mener à bien cette entreprise, il nous faudra donc impérativement – avant de convoquer la critique popperienne - nous pencher sur ce qui fait l’objet de la psychanalyse. La psychanalyse est-elle une psychologie, c’est-à-dire une science de la Psuchê, de l’âme ? C’est du moins un désir que je crois lire dans le projet métapsychologique de Freud. Pourtant, il semble bien que quelque chose échappe rapidement à la logique (j’entends ce mot littéralement comme adjectif formé sur logos). (Lire la suite…)

octobre 7, 2008

Le DSM est-il “athéorique” ? d’une post-idéologie perverse

J’ai encore récemment entendu de la bouche d’un psychiatre – quoiqu’il aurait pu s’agir aussi bien d’un psychologue – l’affirmation selon laquelle le DSM serait athéorique. Qu’en est-il ?

L’ouvrage se veut en effet une nosographie précise, scientifique, basée sur des études statistiques et serait donc capable d’un repérage diagnostic distinct des troubles mentaux. S’il présente effectivement un aspect athéorique qui tient lieu d’argument de vente (le DSM étant de ce fait utilisable par tous les professionnels quelque soit leur orientation), on notera que malgré tout une conception biologique de la psychopathologie domine et que le behaviourisme s’impose majoritairement. De façon assez secondaire, nous relevons également que la conception en terme de structure et son corollaire, la partition en névrose, psychose et perversion, sont totalement absents de la classification.

Nonobstant ces quelques aspects qui tiennent lieu de traces idéologiques (de l’ordre de lapsus ?), on se propose d’accepter l’affirmation selon laquelle le DSM-IV serait athéorique. (Lire la suite…)

octobre 5, 2008

Amendement Accoyer : Quel psychothérapeute ?

Le débat autour du titre de psychothérapeute doit être abordé. Qui est le psychothérapeute ?

L’Amendement Accoyer, à l’origine d’une polémique significative, entend répondre à un vide juridique quant à la reglementation de la psychothérapie en France (l’enjeu étant principalement d’éviter les dérives sectaireset abus  courants dans ce champ)

« Art L 3231 : Les psychothérapies constituent des outils thérapeutiques utilisés dans le traitement des troubles mentaux.

Les différentes catégories de psychothérapies sont fixées par décret du ministre chargé de la santé. Leur mise en œuvre ne peut relever que de médecins psychiatres ou de médecins et psychologues ayant les qualifications professionnelles requises fixées par ce même décret. L’agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé apporte son concours à l’élaboration de ces conditions. (Lire la suite…)

octobre 4, 2008

Le marché du spirituel et la manipulation mentale : entre libre arbitre et sujétion psychologique

Le sujet capitaliste, ainsi que le garantit la liberté de conscience, peut donc choisir sa religion ou plus largement sa spiritualité comme bon lui semble. Il y est d’ailleurs invité par la société car ce faisant, le sujet valide la laïcité et obéit à l’impératif de jouissance (qui s’exprime ici sous la forme d’un « jouis de la religion que tu veux ! »). Les grandes religions monothéistes partagent ainsi les rayons d’un « marché du spirituel » avec des religions exotiques plus récemment proposées aux consommateurs occidentaux, des nouveaux mouvements religieux (parfois contestés ou stigmatisés) et des systèmes d’idées de toute sorte (ésotériques, gnostiques, New Age, athéisme etc.) auxquels le sujet consommateur de spirituel pourra adhérer. On assiste ainsi à un détournement de la question de la transcendance par la société de consommation la soumettant aux effets de mode et à la publicité et l’inscrivant dans une quête de réalisation-complétion de soi. (Lire la suite…)

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